Africainement vôtre

L'Eastern Cape

Le voyage se poursuit à deux avec un 4x4 équipé d'une cabine de vie qui a tout le matériel de camping nécessaire. Direction l'addo elephant park, sur le papier cette réserve est alléchante. Elle offre beaucoup de biotope du karoo semi aride au bord de mer. Il y a bien entendu les big five et même les big seven puisque les promoteurs du parc ont rajouté la baleine et le requin blanc.

L'organisation de la réserve est comme toujours en Afrique du Sud, bien rodée, bien huilée mais ce qui gène c'est que le parc est découpé en plusieurs zones et des routes, trains, zones urbaines intefèrent. On a pas l'impression de se retrouver en pleine nature isolée comme au Kruger ou au Kalahari. C'est mon bémol sur cette réserve.

Cependant les animaux sont là et les fameux éléphants dont il ne restaient que 16 spécimens avant qu'il ne soit décidé d'en faire une réserve en 1931. Ils sont plus de 550 aujourd'hui.

Au pied du plus grand mammifère terrestre, un minuscule scarabé bousier  est aussi la mascote  du parc puisqu'il n'existe que dans cette région. C'est amusant de le voir se trimbaler avec sa boule

Une jolie scène avec rencontre entre un buffle et un jeune lion. En fait le lion est venu perturber un groupe mais sans vraiment les chasser. Enfin, assez pour que les bovins se méfient et répondent au défi.

Et dès qu'il charge le lion se retire mais se repositionne quelques mètre plus loin. La scène ne s'est pas conclue par une chasse mais le retrait des félins.

Animaux et oiseaux sont très présents

Le phacochère, un des plus moche de la savane.

Pie grièche fiscale.

Notre route se dirige vers l'intérieur des terres avec un petit arrêt à hogsback sympathique, un petit village dans les montagnes dont les maisons (souvent des résidences secondaires) sont couvertes de chaumes. Notre intinéraire nous mène sur la côte sauvage (Wild Coast) tout en profitant pour enprunter quelques pistes à 4x4 à travers les reliefs.

En croyant arriver à notre point de chute (un camping communautaire), nous rencontrons un groupe de trentenaire sud- af qui ont loué une maison. Ils nous indiquent notre erreur et notre camping. Cette rencontre fortuite permet de créer le contact et ils nous invitent le soir à partager leur dîner. 

Ils sont de la classe moyenne (moyenne plus quand même). Une jeune génération qui n'a pas connu l'apartheid. Leur discours est bien rare pour être signalé et différent de ce que j'ai pu entendre jusque là. Ils ne sont pas si catégoriques et pessimistes sur l'avenir de leur pays. Plusieurs ont appris des langues africaines comme le zulu et essayent d'en apprendre d'autres. Ils sont dans la logique de la nation arc en ciel,  le rêve de Mandela se concrétise finalement.

Jusqu'à présent, dans le regard que l'on porte aux restaurants ou sur les gens que l'on croise, je  vois rarement des groupes mixtes, chacun restant dans sa communauté. On fera quelques jours ensemble à jouer au cricket sur la plage ou pour aller visiter hole in the wall (le trou dans le mur).

Cette côte sauvage (wild coast) est un ensemble de petite collines verdoyantes parsemées de maisons traditionnelles Xhosa (à prononcer avec le claquement de langue bien connu). Les maisons sont de couleurs vives ce qui donne un caché à l'ensemble.

Nous sommes dans l'ancien bantoustan du Transkei (une sorte de réserve) du temps de l'apartheid où les populations noires jouissaient à des degrès divers d'une certaine autonomie. En fait, le pouvoir de l'apartheid leurs avaient laissé les terres les moins fertiles et le nombre d'habitants ne permettaient pas de vivre convenablement. A cela se rajoutait le chomage, la vie dans ces bantoustans était plutôt rude.

 

De cet héritage, très peu d'urbanisation, les paysages et scènes de vie sont restés très africains comme on l'entend chez nous. 

Les vaches trainent près des plages. 

En prenant un guide, j'ai pu visiter le village, pénétrer dans quelques maisons. Le soucis, c'est que c'est un gamin qui ne sait pas me dire grand chose sur la culture de ces xhosas.

 

En attendant, quand le soleil donne, les couleurs sont éclatantes.

Hole in the wall est une particularité géologique. Une énorme barre rocheuse percée par un trou (l'érosion due à une rivière).

C'est un agréable moment passé ici avec une foison de photo tant la région s'y prête. Notre périple se termine pour les quelques jours restants dans un camping à Chintsa près d'East London.

Sortie photo, barbecue, balade en vélo organisée où cette fois la visite d'un village Xhosa est intéressante. La charismatique mama Tofu explique les traditions culturelles, sociales, vestimentaires du peuples Xhosa. Pour une fois, l'approche bien que balisée et touristifiée est agréable et évite les travers de trop fausses reconstitutions mais ma visite dans le Transkei montre les limite de l'approche sans guide professionel.

Voila, quatre semaines passées vites mais qui en appeleront d'autres dans la région, un peu plus au Nord.

A+


Publié à 19:30, le 6/10/2013, Afrique du Sud
Mots clefs : xhosatranskeiwild coasthole in the walladdo elephant park


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