Africainement vôtre

En passant par le Karoo.

Le trek de l'otter trail terminé, je me fais ramener par Etienne, un membre du groupe de randonneur, jusqu'au point de départ. En route, je vois sur ma gauche une grande enseigne pour un saut à l'élastique... Le slogan du du "world's highest bungy bridge" finit par me convaincre que s'il faut essayer un jour ce truc, autant que ce soit depuis le plus haut du monde (d'un pont).

Ce pont c'est celui de la Bloukrans river, une superbe arche qui enjambe une vallée encaissée de plus de 230m. Amusant de retraverser cette même rivière qui avait été un peu laborieuse dans les vagues lors du trek deux jours plus tôt. L'organisation du bungee jumping est rodée. Dans le petit bar, les télés retransmettent en direct les fous qui se jettent dans le vide. Plusieurs caméras suivent le saut, gros plan sur les têtes, plan large on se doute que c'est intense.  Allons y mais avec une petite apréhension tout de même...

Pesage, marquage  des références sur la main et briefing, me voila dans le tablier du pont sur la crête de l'arche. Plus de 216 m de chute à venir, le vent souffle et le rythme cardiaque s'accélère. On m'anarche, vérifie mais c'est bien ce qui m'inquiète. Mon attention et le stress sont focalisés sur la préparation. Il ne faudrait pas qu'ils se trompent d'élastique ou que les sangles soient mal serrées.

Et puis arrive le fatitique moment au bord du vide. Le seul conseil que j'ai retenu c'est de me lancer au plus loin possible à l'horizontale. Les deux préparateurs t'accompagnent au bord du vide et 5, 4, 3, 2 , yeaaaaaaah.

Je ne crois pas avoir crié, c'est resté intérieur mais la sensation est terrible, les tripes se tassent, l'air siffle sur ma face. Pendant la chute je n'ai que  le temps de me demander ce que je fous là. L'accélération est sensationelle puis se ralenti à mesure que l'élastique se tend jusqu'à deux ou trois rebonds moins intenses. Ca y est... ça c'est  fait.

Plettenberg bay, une petite ville balnéaire. Balade à cheval, exploration de la minuscule réserve de Robberg qui n'est qu'une avancée dans l'océan peuplée de quelques phoques, d'oiseaux marins et de jolies vues.

Robberg nature reserve

Il y a même des huitriers qui chorégraphient.

Mais la sortie qui m'a marqué, c'est le birds of eden. Un zoo spécialisé pour les oiseaux. A première vue, on se dit qu'aller voir des piafs dans des volières, c'est pas ce qu'il y a de plus extraordinaire sauf, qu'ici la donne change et si un jour vous aviez imaginé de vous faire tout petit et d'entrer dans une cage et bien le rêve devient réalité. Les créateurs de ce parc ont carrément mis sous des filets  un bout de forêt de 2 ha. 3000 oiseaux et 220 espèces. Des cheminements de bois traversent la forêt, de l'autre coté plusieurs éco-système artificiels et point d'eau sont reconstruits. Ca vole de partout de toutes les couleurs de plumes et de tous les becs. Juste avant de venir, je venais juste d'aquérir mon zoom 100/400mm et là je vivais un rêve de photographe animalier amateur... Je n'ai su où donner de la tête à y rester toute la journée. A ce jour c'est toujours la plus grande volière du monde.

 

Je visiterai également le lendemain, le monkey land, le même concepte mais avec des singes. C'est moins riche et l'obligation d'être guidé. Surtout d'un des spécimen est venu me décoiffer de ma casquette.

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Direction le Karoo.

Ce sont des biotopes semi-désertiques que je découvre en quittant la verdoyante garden route et ses influences océniques. Un constraste assez rapide en une centaine de kilomètre et le passage du  Prince's Albert pass qui traverse les reliefs du Swartsberg  culminants à un peu plus de 2000m. La route du col n'est pas goudronnée mais ma vaillante petit corsa monte sans problème les lacets.

De l'autre coté de la montagne, les grands espaces...

Graff Reinett, une ville où les tensions anglo-Boers sont toujours présentes me dit un gentil vieux qui me fait visiter l'ancien club des officiers anglais mais ici ils s'affrontent sur le terrain de rugby finit-il en riant. En fait, j'avais terminé la visite du petit musée de la ville quand le guide me proposa de prolonger par cette partie du bâtiment non ouverte au public. Un club british avec son bar, ses billards, des peaux de zèbre étendues, des têtes de gibiers empaillées aux mur. Il y a parfois d'étrange animaux en Afrique. 

Mon guide improvisé agrémente sa visite de quelques annecdotes comme l'interdiction absolue aux femmes de pénétrer dans ce club ou pour les membres masculins de rentrer sans cravate. On pouvait louer une cravate au vestiaire lors que les gars revenaient des champs m'énonce mon guide.

La ville est écrassée de chaleur et il n'y a pas grand monde dans les rues propres. Quelques maisons remarquables,  l'église protestante trone au centre de la bourgade. rien de franchement extraordinaire mais du dépaysement tout de même.

 

 

 

La principale raison ce ma venue dans cette ville isolée c'est le parc de camdeboo et sa vallée de la désolation. Un parc où sont conservés autour d'un barrage artificiel les animaux qui peuplaient la région avant l'agriculture industrielle.

Comme cet élan du cap, une gazelle peu courante

La réserve est entourée de beaux massifs montagneux.

Les points de vue de la vallée de la désolation

 

La réserve n'a pas de grands carnivores oiseaux, herbivores, singes vervet y coulent une vie paisible.

Et c'est ici que j'ai pris cette photo que j'adore et qui sert de bannière à mes blogs.

Le voyage continue avec cette fois la ville de propre de Cradock comme point d'attache pour quelques incursions dans le mountain zebra national park. Un parc naturel créer pour conserver une sous espèce de zèbre qui vit uniquement dans le karoo. Il se diffère du zèbre de burchell par une sorte de poche sous le col et des zébrures aux teintes brunes.

La saison des pluies arrivent et quelques orages terminent les journées.

Le parc venait juste de réintroduire des guépards pour réguler les herbivores mais je n'ai pas eu la chance de les croiser mais il restait d'autres animaux et les paysages pour se régaler.

Les springboks, la jolie gazelle symbole du rugby sud-af jouaient des cornes.

Ils se sont juste arrêtés le temps d'une pose photo.

Et donc le fameux zèbre des montagnes.

La première partie du voyage en solitaire et en toile de tente se termine, riche et content de cette découverte du Karoo. Je récupère ma compagne à Port Elisabeth pour continuer le voyage à deux et en 4x4 équipé d'une cellule "camping car".

A+


Publié à 12:55, le 11/09/2013, Great Karoo
Mots clefs : Karoomountain zebra natinal parccamdeboo national park


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