Africainement vôtre

Botswana - En piste jusqu'à Chobe

Cela s'était décidé rapidement.

- Tu m'accompagnes au Botswana?

- Heu... oui

- Ok

Dix mois plus tard, avec mon cousin Romain nous roulions dans un 4x4 sur une route sud africaine en direction de la frontière. Atterris à Jo'burg en fin de matinée, nous avions récupéré le véhicule, fait les courses si bien qu'en début de soirée, on installait notre premier bivouac dans un camping près de warm baths à Bela Bela.  Ce complexe d'eaux thermales, à 160 km de notre point de départ, était l'étape idéale pour se remettre de l'avion et de cette journée logistique chargée. Quoi de mieux de terminer par un braai revigorant et une baignade dans les piscines chaudes quasi désertes en cette fin de soirée.

Le second jour, encore une une étape de transition. En suivant la Nationale 1 puis la 11, nous avons vite atteint la frontière pour un passage sans problème. Le paysage n'est pas spectaculaire, juste quelques reliefs émergent de la savane, quelques petites villes, villages.

 

Formalité et entrée sont sans soucis au Botswana. Les routes sont correctes mais se méfier des surprises comme des nids de poules d'autruches. De ceux qui se franchissent par un passage alternatif tracé dans le bas coté (il y aurait de quoi y laisser le train avant ou de valdinguer fortement en cas d'inattention). Ce sont les pièges de l'Afrique que découvre Romain qui ne s'attendait pas à trouver de tel danger sur cette belle route où l'on roulait à 90/100 km/h. Le paysage est plat, sec des villages aux cases traditionnelles s'aperçoivent sur les cotés mais on ne s'arrête pas.

Un camping plutôt sommaire près de Nata ou l'on arrive juste avant le coucher du soleil. 

 

Cette étape est aussi l'occasion de faire une courte visite des "makgadikgadi pans": un large désert de sel plat, aussi grand que la Suisse. Un eco-système étonnant qui s'étale à perte de vue et peuplé d'oiseaux dans les petits marigots, restes de la saison des pluies ou dernières avancées de l'Okavango, le fleuve qui ne trouve pas la mer .

 

 

 

On ne s'attarde pas, et il faut se méfier car sans repère, on peut vite se perdre. Il a fallu tourner un peu avant de finalement retrouver notre piste. C'est qu'il y a encore de la route pour atteindre le Nord du pays et Chobe le début des choses sérieuses.

Chobe, une rivière qui fait frontière avec la Namibie et à proximité avec la Zambie. C'est aussi le nom du parc national, une réserve de faune et de flore. On se loge pour les premiers jours près de Kasane. Le parc nécessite impérativement un 4x4 et forcement, les voyageurs indépendants ne sont pas nombreux. On y retrouve un coté sauvage et nature qui a disparu des parcs sud-africains trop bien aménagés, trop aseptisés parfois. Les pistes longent la rivière sur une étroite frange ou co-existe une densité importante d'animaux et d'oiseaux. Et les pistes sont de vraies pistes, c'est a dire assez insufisament entrenue pour s'ensabler. Il y a toujours un frisson en sortant de la voiture, c'est vrai qu'on pourrait tomber sur un lion affamé par exemple smiley.

Il y a la possibilité de descendre sur la rivière pour y voir les animaux, ce qui change l'approche et offre de bon spot.

En attendant, je me régale de photo animalières qu'il est difficile de sélectionner pour mettre dans cet article.

Le plus de cette réserve, c'est également la possibilité de sortie en bateau sur la rivière.

La force de la nature montre ses droits et lorsqu'un troupeau de buffle coupe la piste, il est préférable de faire demi-tour. 

 

Le parc est coupé en deux biotopes: De grandes prairies dans l'ancien lit du fleuve et des forêts (le bush). Les pistes navigent de l'un à l'autre.

 Et un léopard.

De l'autre coté de la rivière c'est la Namibie et ce n'est pas un parc naturel.

Notre seul soucis c'est que même en s'y prenant six mois à l'avance, tout les campings à l'intérieurs du parc sont complets. Sauf qu'on est en Afrique et vu qu'il n'y a pas d'électricité, que les moyens de communications étant ce qu'ils sont,  il y a toujours moyen de s'arranger. On réussi à trouver une place (en fait, les campings sont surbookées et deux emplacements sont utilisés sur les six).

Et là on se retrouve vraiment au milieu de la savane. Voila notre campement à midi avec quelques bestioles à trompe à l'horizon.

Ici il n'y a pas de panneaux pour nous dire que l'on peut rencontrer des animaux sauvages, c'est évident. Il est tout de même conseillé de ne pas sortir la nuit pour aller faire son petit pipi dès fois que...

Le camp est rustique mais il possède des douches (froides) et un bloc sanitaire correct. Et justement je revenais de ma toilette  tandis que Romain préparait le braaï du soir. Il n'est pas rassuré,

- j'entends des bruits, me dit-il avec une pointe d'angoisse.

- Il y a un animal...

On fait silence et manifestement les craquements d'un arbuste laisse présager quelque chose de gros. La nuit est tombée et j'éclaire avec ma torche en direction des sons. Il y a bien un animal. C'est un éléphant qui paisiblement arrache un buisson à une vingtaine de mètre de notre campement. Il a l'air calme et donc nous aussi. Il n'y a pas de raison qu'on se dérange l'un et l'autre. Mais c'est vrai que se trouvant à quelques centaines de mètres d'un point d'eau, il y avait des chances que l'on fasse ce genre de rencontre.

Petit conseil: Ne pas laisser les poubelles dehors car les hyènes prendront plaisir à venir les déchiqueter. On ne l'a pas expérimenté mais je l'avais lu sur des forums en préparation de ce voyage.

En attendant, ces soirées barbecues arrosées de bières sous un ciel étoilé ahurisant nous laissent baba. On est heureux de ces moments isolés en pleine nature.

Après quelques nuits au bord de la rivière, on se décide pour plus tard de rejoindre le camps de Savuti toujours sans réservations. A peine 150 km à vol d'oiseau mais une vraie piste et plus de 6h de route en comptant les arrêts. Avec Romain, on s'est habitué à vivre notre moment d'adrénaline quotidien. Un éléphant qui traverse la route ou qui vient brouter près du camps, des plantages dans le sable mais ça c'était juste une mise en bouche...

En attendant cette traversée du parc, on ressort pour entrer en Zambie et découvrir les chutes Victoria.

A+



Publié à 09:41, le 12/10/2013, Botswana
Mots clefs : makgadikgadi pansanimaux d'afriqueParc chobe


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